Fabrice Anicet Moutangou, Maître-assistant, Département d’Histoire et Archéologie, Université Omar Bongo (Gabon), imenu4@yahoo.fr
Gilchrist Anicet Nzenguet Iguemba, Maître de Conférences, Département d’histoire et Archéologie, Université Omar Bongo (Gabon), niguemba2006@hotmail.fr
Résumé
L’évocation des compagnies concessionnaires d’Afrique Équatoriale Française (AEF) remet au goût du jour les notions de pillage, coercition et sous-développement. Cependant, certaines parmi la quarantaine d’entreprises concessionnaires constituées à la fin du XIXe siècle ont su tirer profit des contrats passés avec l’État. C’est le cas de la Société du Haut-Ogooué (SHO).
Le présent article s’intéresse au patrimoine foncier acquis par la SHO au Gabon. Première et plus importante entreprise concessionnaire de la colonie, elle s’est constituée un véritable « trésor de guerre » foncier sur l’ensemble du territoire au cours de ses sept décennies d’activités. L’analyse des mécanismes de rétrocession des terres et les objectifs sous-tendant ces acquisitions constituent les centres d’intérêt de la présente étude.
Mots-clés : Gabon - SHO - Concession - Terre - Gabonais - Spéculation.
Abstract
The evocation of the concessionary companies of French Equatorial Africa (AEF) brings back to the forefront the notions of plunder, coercion and underdevelopment. However, some of the forty or so concessionary companies set up at the end of the 19th century were able to take advantage of the contracts signed with the state. This is the case of the Société du Haut-Ogooué (SHO).
This article focuses on the land assets acquired by SHO in Gabon. As the first and most important concession company in the colony, it has built up a veritable land ‘war chest’ throughout the country over the course of its seven decades of activity. The analysis of the mechanisms of land retrocession and the objectives underlying these acquisitions are the focus of this study.
Keywords: Gabon – SHO – concession – land – Gabonese – speculation.
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